Julie refuse encore catégoriquement de me parler.
Ce matin elle s'est absentée, je crois ke s'en est la cause.
Ma mère rentre de son voyage d'affaire demain, je fait le grand ménage.
Les garçons sont partis tôt pour une séance de dédicace et un passage télé je crois.
On ne les revoit pas avant 6 ou 7h.
C'est a nous d'aller a l'hotel.Je finis par m'habituer a leurs emplois du temps, ils sont a nous en fin de journée,et je profite ensuite de lui jusque la matinée.
Je termine le grand nettoyage par la chambre de ma mère.
Je replace l'oreiller où Tom a dormit, je tremble un peu.
Je commence enfin a réaliser , à présent qu'il est venu chez moi que ce n'est pas un jeu, une passade.
Maintenant, ça devient de plus en plus difficile de me séparer de lui lorsqu'il doit s'absenter, sa présence me fait du bien, j'ai besoin de lui.
Des qu'il est près de moi je me met a ressentir toutes sorte de choses, la peur qu'il s'en aille , le plaisir quand il m'embrasse, et la joie, la bonne humeur, l'incertain, l'incompréhention...c'est le chaos, avec lui je ne sais plus où donner de la tete.Mais quand il n'est pas la, je me rend compte que j'en ai besoin, c'est une dépendance, c'est avec lui que je vie.
Je marche à reculon pour passer l'aspirateur sous le lit, et trébuche sur un assez gros sac.
(moi) -Julie! pu**** de bo*** ! ton sac de fringues!!
Elle me répond en criant du fond du couloir.
(julie) - JSUIS ENTRAIN DE LE DEFAIRE!!!!
J'éteins l'aspirateur et pose le sac sur le lit.
Grand , mais peut remplit, noir , il sent le parfum, son parfum.
(moi) -Merde son sac.
Il l'avait surement oublié dans la précipitation de leur départ ce matin, je les avaient mit en retard en "prennant ma dose" de lui pour tenir jusque ce soir.
Je sourit en tentant de reprendre mon ménage, mais me stoppe et remarque un morceau d'enveloppe dépassant de l'entrebaillement de la fermeture.
Je regarde machinalement a droite et à gauche, puis me saisie du papier.
L'enveloppe n'est pas séllée, j'en sort un billet.
Mes yeux en parcourent quelques lignes, suffisantes à le faire glisser de mes mains, et a retombée net sur le lit, la respiration saccadée.
(moi) - Julie..
J'essaye de parler plus fort, mais ma poitrine m'en empeche.
Je me sens oppréssée par une force invisible, tente de crier, mais en vain.
(moi) - Juliiie...
Elle arrive les mains dans les cheveux, une barette à la bouche, tentant de se recoiffée.
(julie) -Ba..sa va pas?
Elle colle sa main contre mon front et me regarde anxieuse.
(julie) - T'es toute pale, et tu tremble, tu veux que je te prépare un truc?
(moi) - La ferme!
Les mots sortent de ma bouche sans mon consentement ,j'ai cru, un instant , retrouver le Tom attentionné devant moi.
Elle cligne des yeux sans comprendre.
(moi) - -pardon..
Je lui tent l'enveloppe, elle l'ouvre en s'asseyant a mes coté, le souffle court.
Ses yeux deviennent plus humides à chaques lignes qu'ils parcourent.
Elle ferme les yeux plusieures secondes , puis la relie à voix haute.
(julie) - Vol...709 départ, Charles Degaulles 10H45 ......arrivée Grace airport New-york 19h le 30/07/07 passager..classe..
Elle s'arrete ne pouvant plus parler et releve les yeux vers moi, une larme roulant sur sa joue, pour s'écraser là où il dormait il y a quelques heures.
(moi) - Sa veut dire quoi?
Elle inspire et se tourne vers le mur.
(julie) - Sa veut dire qu'ils partent demain, pour New-York apparament... tu comprends là !!
J'essaye de bouger pour la prendre dans mes bras, mais c'est psycosomatique, et je reste plantée là, regardant le sol, où se trouve le billet et l'enveloppe, son billet, et son enveloppe.
Un long silence s'installe durant plusieures minutes, peut etre très peu, mais qui me paraissent interminables.
Elle finit par se retournée, et me prend les mains, elle commence a me parler et pèse ses mots.
(julie) - Il ..Il ne faut rien dire, tu range ce billet là où tu l'a pris.
Tu ne lui dit rien.
Quand on les verra ce soir... ce sera comme d'habitude..ils ne nous en parleront peut etre pas , je ne sais pas, mais on doit les laisser partir.
(moi) - Comment tu peux me demander ça! tu veux que je le laisse me quitter, je sais qu'il ne le veut pas , j'en suis sure,... il...il ne peut pas vouloir me quitter, il ne peut pas vouloir me quitter!..c'est ..Il m'aime je le sais t'entends!!
(julie) - ON NE POURRA PLUS LES REVOIRS D'ACCORD!!
Elle continue aussi calmement que possible cette fois.
(julie) - Je..je ne peux plus revoir Bill, et pour cela, il faut que tu ne revois plus Tom, c'est trop important pour que j'ai le choix.
Je me défait de son emprise vais chercher ses affaires et lui balance en pleine figure.
(moi) - T'es qu'une sale garce.! Sa y est j'ai compris, t'es bien enceinte enfaite! et t'a a tout prix envie de le garder ce bébé, tu le préfére déja à TON Bill, qui soit disant ,était l'amour de ta vie! Aller rentre chez toi va t'expliquer avec ta mere, sa va etre marrant quand tu va lui dire qui t'a mise en cloque.
Elle me gifle puis me prend instantément dans ses bras ensuite.
(julie) -Pardon..pardon..excuse moi ,il faut que tu m'écoute , vraiment, je n'ai pas le choix....
(point de vue Tom)
Dans le van avant d'arriver je réalise trop tard.
(moi) - Bill! mon sac! il est chez Virginie!
Georg fait non de la tete et sourit.
(georg) - Le petit Tom n'aurait il pas des dossiers compromettant dans ses petites affaires...??ooouuh!
Bill éclate de rire et continue.
(bill) - Je crois que ce n'es pas si grave, au pire, elle va trouver un vieux boxer, qui doit maintenant empester..
(moi) - J'avais mit mon billet dedans, car j'avais oublier de le donner à david..
Gustav avale de travers sa gorgée de Coca, se pince les levres.
(bill) - Tu n'aurais pas pus me le donner?!..de toute façon , pourquoi elle irait fouiller dans tes affaires, ton sacs doit etre dans le salon dans un coin..
(tom) -Baaa.. Je me tord les mains. Ce matin ont à fait quelques calins, et apres j'ai dû speeder pour vous retrouver en bas, je crois qu'il est dans la chambre.
Bill ouvre la bouche pour rétorquer, a mon avis, quelques chose de pas tres bon, mais le van s'arrete et il me lance un regard noir avant de sortir.Un de ses fameux regard qui veut dire, " on verra ça plus tard".
Pendant la dédicace, j'ai la tete ailleur, je griffone un V sur la table, repasse plusieures fois au meme endroit, et finit par user la mine.
Vers17h on rentre à l'hotel.
On s'assoie tous sur mon lit a l'exeption de Bill, qui s'installe a quelques metres sur le fauteuil.
J'ouvre la bouche pour suggérer une idée mais il me coupe.
(bill) -Tom tu es un idiot.
Son visage se détend, et un infime sourire se dessine sur ses levres.
(bill) -On va faire comme on a dit, ne rien dire.
Pas d'aurevoir, pas de derniers mots "officiels".
(moi) - J'ai pas envie de la voire pleurer putaiin..
Je met mon visage dans ma tete.
(gustav) - Il y a une chance sur 2 qu'elles tombent sur le billet vous savez.
(moi) - Je la connais, elle va comprendre, elle va jouer le jeu...
(bill) - Tom, arrete, ce n'est que pour un mois, si elle t'aime vraiment , elle t'attendra .
(moi) -Je sais.
(bill) -J'appelle Julie.
Je sort avec elle se soir.
On se voit demain 8h ici ok?